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ZOOM CULTURE

Publié dans : On S'étonne


Deux expos et une pièce de théâtre à ne pas manquer en ce moment…

Kandinsky et Calder, les années parisiennes 1926 -1933

Le Centre Beaubourg est actuellement l’hôte de deux expositions majeures : celles du russe Kandinsky et de l’américain Calder. Deux artistes qui ont une relation particulière avec Paris où ils ont passé une partie de leur vie.

Preuve de leur notoriété, ces expositions temporaires sont un véritable carton !

Elles s’articulent selon les différentes phases créatives de leur travail.

Celui de Kandinsky s’étale de 1907 à 1942, dans plusieurs villes : Moscou, Berlin, Munich, Paris. L’évolution de sa créativité artistique se révèle au fil des salles et des différentes périodes. Le peintre est une figure incontournable de l’art moderne et cette exposition exceptionnelle regroupe une centaine de ses œuvres.

L’association exceptionnelle du Centre Pompidou, de la galerie de Munich et du musée Guggenheim de New York a permis de réunir les trois plus importantes collections publiques d’œuvres de Kandinsky.

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Si ce dernier se concentre sur la peinture, Calder est lui plus « touche à tout ».

Plus de 300 œuvres de l’artiste sont exposées pour cette exposition : sculptures, peintures, dessins, jouets, photographies et films, souvent inédits.

La chronologie est là aussi importante et l’évolution du travail de Calder apparaît au fur et à mesure qu’on avance dans l’exposition. Ses années parisiennes (1926 – 1933) coïncident avec la découverte d’une identité artistique personnelle. Son premier chef d’œuvre : Le Cirque a été réalisé dans la capitale française. A la fin de l’exposition, le visiteur découvre une œuvre inédite, « Small Sphere and Heavy Sphere », réalisée entre 1932 et 1933. Il s’agit d’un grand mobile suspendu , dont les boules lancées dans l’espace viennent heurter les objets posés au sol (bouteilles, canettes, cymbale, caisse en bois) en formant des sons différents.

Parmi ses œuvres constituées de fil de fer, on trouve les portraits de vedettes ou d’artistes comme la danseuse américaine Joséphine Baker, Kiki de Montparnasse ou John D. Rockefeller. L’humour et la fantaisie dont il fait preuve valent à Calder le surnom de « Daumier du fil de fer ». Marcel Duchamp nomme quant à lui « mobiles » ses constructions animées par des manivelles ou motorisées.

 




Centre PompidouAlexandre Calder,

Les Années Parisiennes, 1926 – 1933, Du 18 mars au 20 juillet 2009. Galerie 2, Niveau 6 / Galerie du Musée, Niveau 4.


- Kandinsky. Du 8 avril au 10 août 2009. Galerie 1, Niveau 6.

Prix : 12 euros

 

Diable Rouge

« Diable Rouge », c’est le surnom de Mazarin, homme d’Etat français d’origine italienne élevé au rang de cardinal par Richelieu. Le comédien Claude Rich interprète ce rôle de façon magistrale. En découvrant cet artiste au levée de rideau, je pense tout de suite à son personnage de jeune étudiant dans le cultissime « Les Tontons flingueurs ».

Parmi les éléments du décor, un énorme miroir a été suspendu au dessus de la scène. Il permet d’avoir un point de vue original. Lors de la récente cérémonie des Molières, Diable Rouge a d’ailleurs obtenu le prix du meilleur décor.

La pièce débute sur le lever de Mazarin. Colbert, son homme de confiance, vient l’instruire des derniers faits importants. Les finances du royaume ne sont pas au mieux et le cardinal doit jouer de fins calculs pour trouver des solutions. Il gère les affaires de la France en attendant la majorité du roi. Il doit aussi former Louis XIV qui a accédé au trône à 5 ans, suite à la mort de son père. Il se plaint d’ailleurs constamment du manque de temps pour former le roi.

Mais le jeune Louis XIV n’entend pas se laisser dicter sa conduite indéfiniment par Mazarin. On sent son agacement lorsqu’il rend visite au Cardinal.

Le ministre machiavélique arrive pourtant à ses fins. Il parvient par exemple à freiner les élans amoureux du jeune roi, tout en complotant à cela avec Anne d’Autriche (Anne Casile). Il faut tout faire pour ramener le jeune fougueux à la raison et aux intérêts de la France que son statut implique.

Mazarin fait espionner tout le monde : le roi, et celle qu’il convoite, Colbert…, pour mieux régenter ! Mais lui aussi, à la limite de la parano, se sent épié de tous.

A la fin de la pièce, lors d’une visite, Louis XIV parvient cependant à faire se contredire le « Diable Rouge », comme un symbole de passation de pouvoir.

 

Le Diable Rouge au théâtre du Montparnasse

Du mardi au samedi à 21h, dimanche à 17h.

A partir du 1er mai, pas de représentation le mardi.

Prix des places : 18 €, 32 €, 46 €, 50 €

Durée du spectacle : 1h40

Accès : 31, rue de la Gaité

75 014 Paris

 

 

 

Cédric Blanc

 

 

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